Le meurtre de Nahel par un policier révèle bien plus que les graves dysfonctionnements de l’institution policière.
Depuis 2017, le nombre de morts dans des véhicules en mouvement a explosé (conditions qui recoupent les refus d’obtempérer, mais pas seulement). Un rapport de l’IGPN relève 166 tirs annuels sur des véhicules en mouvement entre 2017 et 2021, contre 119 par an sur les cinq années précédentes. Plus alarmant encore, selon « Basta! » le nombre de morts après un refus d’obtempérer a été multiplié par cinq depuis 2017.
Cette explosion est due à l’adoption d’un amendement de l’article L. 435-1 du Code de la sécurité intérieure par le gouvernement Hollande – Cazeneuve, qui a apporté une grande confusion dans les conditions de l’usage de l’arme de service pour les policiers.
Cette loi a été soutenue par les élus PS de la majorité à Montpellier et votée par Christian Assaf ex-député PS.
Le malaise est évident. La première adjointe de la ville, Fanny Dombre-Coste, soutien inconditionnel du gouvernement Cazeneuve, a refusé de répondre à Médiapart sur le sujet dans un article du 3 juillet.
À l’heure où nos députés de la NUPES font le travail pour réparer cette lourde faute politique qui a coûté la vie à de nombreuses personnes, il est temps que les responsables que sont Fanny Dombre-Coste et Christian Assaf se positionnent en soutien à nos parlementaires.
